samedi 10 août 2013

CLAUDE VERLINDE (NE EN 1927)

 
 
 
 
 
Claude Verlinde à la biennale de St-Leonard de Noblat 2012
 
 
 
Claude VERLINDE est né le 24 juin 1927 à Paris 20ème de descendance flamande par son père.
Très tôt, le professeur de dessin de l’école publique signala à ses parents les dispositions de son élève pour l’art pictural. Il engagera ceux-ci à inscrire leur fils dans une école de dessin.

Son entrée à l’école des Arts Appliqués à l’Industrie fut interrompue par l’occupation allemande car la famille s’exilera à Saint-André s/Orne en Normandie.
Il entrera en qualité d’apprenti-sculpteur dans un atelier de création de motifs religieux, puis sera compagnon du Directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de Caen, Monsieur DOUIN (sculpteur) pour la restauration de l’Eglise Saint-Pierre de Caen.
Monsieur Douin, lui-même, dessinait les plans des défenses allemandes formant le mur atlantique et les expédiait à Londres. Il fut fusillé le 6 juin 1944, jour du débarquement.
Abrité dans les mines de fer pendant les batailles du débarquement, Claude Verlinde fera de nombreux dessins sur la vie souterraine dans la mine et des portraits de ses quelques réfugiés.
La maison familiale fut détruite et peu de ces documents pourront être récupérés.

Revenu à Paris après un temps d’incertitudes, un temps d’occupation militaire en Allemagne, il intégrera la galerie des Antiques et l’atelier de SOUVERBIE à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.
Il fréquentera également les séances de dessin anatomique de la Grande Chaumière.

Le tournant de son aventure picturale se situera le jour où il refuse une situation inespérée comme dessinateur, directeur de chantiers d’installations publiques dans une Société importante, pour peindre librement.
 
 
« J’emprunterai ce mot à Verlinde lui-même. Il a écrit dernièrement dans son carnet de notes : « Pour être traduit en langage de beauté, l’oiseau doit être changé en un autre oiseau, plus oiseau qui lui-même. Et seul, dans mon coin, je me dis que pour y parvenir, il faut se lever vraiment tôt ». Mais nous, nous ne nous coucherons pas avant d’avoir obtenu pour notre ami la gloire qu’il mérite. »Louis PAUWELS
Extrait du « Verlinde », Edition Natiris, 1983

« Verlinde est-il un peintre moderne ? La question ne se pose pas. Je connais un balcon, à Bruges, qui donne sur l’éternité. De cette nacelle de pierre, la lumière, les arbres, l’arrangement des murs et des toits, le silence prieur abolissent le temps ; Soudain, votre mémoire se révèle infiniment plus longue que votre existence ; Vous êtes un esprit immobile, hiératique, posé au centre du lac où tous les siècles se déversent et se mêlent. Etre un homme d’aujourd’hui habitant ce balcon, il me semble que c’est l’ambition de Verlinde. »Louis PAUWELS
Extrait du « Verlinde », Edition Natiris, 1983

« Verlinde est flamand. Il en a la puissance. Il en possède la mystique voluptueuse. Sa fête n’a pas les vertus colorées, rubicondes des kermesses anciennes. Elle est inventive, violente, minutieuse autant que rigoureuse. On pense aux primitifs. On parle de Brueghel. Pourquoi pas de Van der Weiden ? On évoque Bosch …. ou Magritte ! On ferait mieux de retenir Verlinde ! »Jean PIAT
Extrait du « Verlinde, Dessins », Editions Art View LTD, 2000


« Verlinde a su fondre et assimiler à son génie propre, et intégrer aux mentalités torturées de notre époque la performance des vieux maîtres rhénans. Il a su transformer celle-ci en quelque chose qui n’a plus rien d’un pastiche et qui somme toute est profondément sien, profondément lui. »


Emmanuel LE ROY LADURIE, Historien, Professeur au Collège de France
Extrait du Livre « Rétrospective Verlinde », imprimé au Japon, 1985




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