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jeudi 12 mars 2015

CLAUDE VERLINDE (NE EN 1927) VI





 
Claude Verlinde-DIALOGUE DE SOURDS
 
 

 
Claude Verlinde-EGALITE 1989
 
 

 
Claude Verlinde-FACE A FACE 2008
 
 

 
Claude Verlinde-FEMMES RACINES 1980
 
 

 
Claude Verlinde-FLEUR DE FEMMES
 
 

 
Claude Verlinde-FRATERNITE 1989
 
 

 
Claude Verlinde-Il y a plus de Folz que de saiges et la plus grande partie surmonte toujours la meilleure
 
 

 
Claude Verlinde-JEU ENTIER
 
 
 
 
 

lundi 28 octobre 2013

CLAUDE VERLINDE (NE EN 1927) V

 
 
PETITE SERIE DE DESSINS DE CLAUDE VERLINDE
 
 
 
 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 
 
 

vendredi 13 septembre 2013

CLAUDE VERLINDE (NE EN 1927) IV

 
 
 
Claude Verlinde-CYTHERE 2005
 
 

 
Claude Verlinde-DANS LE FAUTEUIL 1996
 
 

 
Claude Verlinde-DANS LE FAUTEUIL
 
 
 
 

mardi 27 août 2013

CLAUDE VERLINDE (NE EN 1927) III

 
 
 
Claude Verlinde-BEATITUDE
 
 

 
Claude Verlinde-CADRAN SOLAIRE
 
 

 
Claude Verlinde-COMPLEXITE
 
 
 
 

mercredi 14 août 2013

CLAUDE VERLINDE (NE EN 1927) II

 
 
 
Claude Verlinde-ARBRE GENEALOGIQUE N°1 1980
 
 

 
Claude Verlinde-ARBRE GENEALOGIQUE N°2 1980
 
 

 
Claude Verlinde-ARLEQUIN 1994



 
Claude Verlinde-ASPIRATION
 
 

 
Claude Verlinde-ASTAROTH 1
 
 

 
Claude Verlinde-ASTAROTH 3
 
 

 
Claude Verlinde-ASTAROTH ET ASMODEE
 
 
 
 

samedi 10 août 2013

CLAUDE VERLINDE (NE EN 1927) I

 
 
 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

 
 

C’est au fond d’une cour du quartier de la Bastille que nous l’avons retrouvé, dans son atelier modeste et soigné – comme lui! Aucun tableau sur le chevalet, aucun dessin qui traîne (le mystère de la création est bien gardé), aucune poussière ou sciure dans l’atelier de menuiserie, juste à côté, où, sous les outils en rangs d’oignons, les scies sauteuses ressemblent à de gros insectes endormis.

Sur les murs et les étagères, un surréaliste bric-à-brac de pièces issues de la nature ou de la main de l’homme arrête notre regard. Des santons italiens côtoient des boîtes de papillons ou des crânes, tandis qu’en haut de l’armoire, une tête d’ours sculptée tient compagnie à une tortue et un iguane naturalisés. Ici, une poule montée par un squelette de lilliputien. Là, des masques d’animaux avec béret et casquette, un squelette humain à tête d’ours portant une perruque à la Tatie Danielle… Sur une étagère, des livres sur l’alchimie, l’anatomie, les exvoto, l’histoire du costume ; Casanova et Beksinski ; des contes “inquiétants et sardoniques”. Cioran, Nietzsche et Heidegger, souvent cités par l’artiste, sont restés à la maison.

Dans cette caverne lumineuse et singulière, le grand maître français du réalisme visionnaire, gaillard de 81 ans au visage lisse comme ses tableaux, continue à se rendre chaque jour, volant ce temps de création à une vie bien chargée, pour le partager entre l’écriture, le dessin, la peinture et la menuiserie.« Je suis un grand bricoleur », déclare-t-il d’emblée, comme pour faire diversion. Car s’il aime à fabriquer ses cadres en bon artisan ,Claude Verlinde est avant tout l’auteur d’une des plus fascinantes peintures de notre époque.

Voilà une cinquantaine d’années maintenant, que, formé « bien inutilement » (selon lui) aux Beaux-Arts et à La Grande Chaumière, cet enchanteur solitaire mène en philosophe fabuliste,« loin des broussailles du désert artistique », sa réflexion sur la vie et sur le monde, disséquant de son pinceau bistouri les arcanes de l’âme humaine.
D’origine flamande, il a conservé le savoir-faire des anciens : l’exécution lisse et minutieuse, l’huile, la toile marouflée sur bois. Bosch, Bruegel sont passés par là. Mais aussi Cranach, Rembrandt, Goya et Van Eyck. « Je ne peins que ce qui m’a profondément touché, mes tableaux m’imprègnent longuement », confie cet alchimiste des temps modernes, qui réfléchit et peaufine ses tableaux pendant des semaines, voire des années. « Je n’en fais qu’un seul à la fois, jamais plus de cinq à six par an. »

Que disent-ils? Paraboles aux titres éloquents ou méditations construites en de savants jeux de miroirs, ils dénoncent la fuite du temps, la vanité de l’existence, les travers de la société. Voyeurs, paresseux ou squelettes enjoués y courtisent des vierges évaporées prises au piège de leur innocence ou de leur narcissisme dans des décors de fin du monde.
Un ton sarcastique, parfois cruel, pour des histoires vieilles comme le monde, qui mettent en scène fous et bonimenteurs, hommes poires et femmes polochons, mauvais juges et moutons de Panurge.
Dans ces villes flottantes ou ces paysages arides se croisent aussi, parfois, lecteurs, dormeurs, poètes ou routes au tracé énigmatique…
En accord avec son art et avec ses écrits, ce libre penseur, nommé chevalier des Arts et des Lettres en 1986, renonçait, il y a peu , à présenter sa candidature à l’Institut, dont il serait, pourtant, le digne représentant. Son oeuvre, boudé des musées français mais recherché par les collectionneurs, est exposé dans le monde entier, des États-Unis au Japon, de Bruxelles à Montréal, séduisant ceux qui, par leurs actions ou leurs mots, aiment à pourfendre, comme lui, le culte des apparences…


Valérie Collet (publié dans Valeurs Actuelles 11 Juin 2008)

CLAUDE VERLINDE (NE EN 1927)

 
 
 
 
 
Claude Verlinde à la biennale de St-Leonard de Noblat 2012
 
 
 
Claude VERLINDE est né le 24 juin 1927 à Paris 20ème de descendance flamande par son père.
Très tôt, le professeur de dessin de l’école publique signala à ses parents les dispositions de son élève pour l’art pictural. Il engagera ceux-ci à inscrire leur fils dans une école de dessin.

Son entrée à l’école des Arts Appliqués à l’Industrie fut interrompue par l’occupation allemande car la famille s’exilera à Saint-André s/Orne en Normandie.
Il entrera en qualité d’apprenti-sculpteur dans un atelier de création de motifs religieux, puis sera compagnon du Directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de Caen, Monsieur DOUIN (sculpteur) pour la restauration de l’Eglise Saint-Pierre de Caen.
Monsieur Douin, lui-même, dessinait les plans des défenses allemandes formant le mur atlantique et les expédiait à Londres. Il fut fusillé le 6 juin 1944, jour du débarquement.
Abrité dans les mines de fer pendant les batailles du débarquement, Claude Verlinde fera de nombreux dessins sur la vie souterraine dans la mine et des portraits de ses quelques réfugiés.
La maison familiale fut détruite et peu de ces documents pourront être récupérés.

Revenu à Paris après un temps d’incertitudes, un temps d’occupation militaire en Allemagne, il intégrera la galerie des Antiques et l’atelier de SOUVERBIE à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.
Il fréquentera également les séances de dessin anatomique de la Grande Chaumière.

Le tournant de son aventure picturale se situera le jour où il refuse une situation inespérée comme dessinateur, directeur de chantiers d’installations publiques dans une Société importante, pour peindre librement.
 
 
« J’emprunterai ce mot à Verlinde lui-même. Il a écrit dernièrement dans son carnet de notes : « Pour être traduit en langage de beauté, l’oiseau doit être changé en un autre oiseau, plus oiseau qui lui-même. Et seul, dans mon coin, je me dis que pour y parvenir, il faut se lever vraiment tôt ». Mais nous, nous ne nous coucherons pas avant d’avoir obtenu pour notre ami la gloire qu’il mérite. »Louis PAUWELS
Extrait du « Verlinde », Edition Natiris, 1983

« Verlinde est-il un peintre moderne ? La question ne se pose pas. Je connais un balcon, à Bruges, qui donne sur l’éternité. De cette nacelle de pierre, la lumière, les arbres, l’arrangement des murs et des toits, le silence prieur abolissent le temps ; Soudain, votre mémoire se révèle infiniment plus longue que votre existence ; Vous êtes un esprit immobile, hiératique, posé au centre du lac où tous les siècles se déversent et se mêlent. Etre un homme d’aujourd’hui habitant ce balcon, il me semble que c’est l’ambition de Verlinde. »Louis PAUWELS
Extrait du « Verlinde », Edition Natiris, 1983

« Verlinde est flamand. Il en a la puissance. Il en possède la mystique voluptueuse. Sa fête n’a pas les vertus colorées, rubicondes des kermesses anciennes. Elle est inventive, violente, minutieuse autant que rigoureuse. On pense aux primitifs. On parle de Brueghel. Pourquoi pas de Van der Weiden ? On évoque Bosch …. ou Magritte ! On ferait mieux de retenir Verlinde ! »Jean PIAT
Extrait du « Verlinde, Dessins », Editions Art View LTD, 2000


« Verlinde a su fondre et assimiler à son génie propre, et intégrer aux mentalités torturées de notre époque la performance des vieux maîtres rhénans. Il a su transformer celle-ci en quelque chose qui n’a plus rien d’un pastiche et qui somme toute est profondément sien, profondément lui. »


Emmanuel LE ROY LADURIE, Historien, Professeur au Collège de France
Extrait du Livre « Rétrospective Verlinde », imprimé au Japon, 1985